16 juin 2026 Climag — Édition nationale

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Pompe à chaleur

PFAS et pompes à chaleur : ce que cachent les fluides frigorigènes

Climatiseurs et PAC sont pointés du doigt pour leurs émissions de polluants éternels. Décryptage pour bien choisir.

PFAS et pompes à chaleur : ce que cachent les fluides frigorigènes

Les pompes à chaleur et les climatiseurs sont aujourd'hui présentés comme l'un des principaux contributeurs aux émissions de PFAS en Europe. Derrière cet acronyme se cachent les substances per- et polyfluoroalkylées, surnommées « polluants éternels » en raison de leur très grande persistance dans l'environnement. Pour les particuliers engagés dans une rénovation énergétique, l'information mérite quelques explications, sans pour autant remettre en cause l'intérêt de ces équipements.

D'où viennent ces fameux PFAS ?

Le cœur du sujet, ce sont les fluides frigorigènes qui circulent dans le circuit d'une pompe à chaleur ou d'un climatiseur. Plusieurs réfrigérants couramment utilisés, notamment certains hydrofluorocarbures (HFC) et hydrofluorooléfines (HFO), appartiennent à la famille des PFAS ou se dégradent en composés persistants une fois relâchés dans l'atmosphère.

Ces émissions surviennent principalement lors de fuites du circuit, d'une maintenance mal réalisée ou d'une fin de vie de l'appareil sans récupération des gaz. Or, le parc d'équipements de chauffage et de froid ne cesse de croître, ce qui mécaniquement augmente les quantités de fluides en circulation à l'échelle du continent. D'où la position de tête de ce secteur dans les statistiques d'émissions.

Faut-il renoncer à la pompe à chaleur ?

La réponse est clairement non. Sur le plan climatique, une pompe à chaleur reste l'une des solutions les plus efficaces pour réduire la consommation d'énergie et les émissions de CO₂ par rapport à une chaudière fossile. Le débat sur les PFAS ne disqualifie pas la technologie : il invite à mieux la concevoir, l'installer et l'entretenir.

Plusieurs leviers existent déjà :

  • Les fluides naturels, comme le propane (R290), affichent un très faible impact environnemental et ne relèvent pas des PFAS. De nombreux modèles récents de PAC air-eau les adoptent.
  • L'étanchéité du circuit et le contrôle régulier des éventuelles fuites limitent fortement les rejets dans l'air.
  • La récupération obligatoire des fluides en fin de vie, confiée à des professionnels qualifiés, évite la dispersion dans l'environnement.

Pour un particulier, le choix du fluide frigorigène devient donc un critère de sélection à part entière, au même titre que le coefficient de performance ou le niveau sonore.

Les bons réflexes avant d'installer

Au moment de comparer les équipements, posez systématiquement la question du fluide utilisé et privilégiez les solutions qui anticipent les futures restrictions réglementaires européennes. Un appareil fonctionnant au R290, par exemple, sera moins exposé aux évolutions de la législation qui se profilent sur les substances fluorées.

Vérifiez aussi que l'installateur dispose des certifications nécessaires à la manipulation des fluides et qu'il assure un suivi d'entretien. Une PAC correctement posée et maintenue fuit très peu : la qualité de la pose est la meilleure garantie contre les émissions accidentelles.

Un équipement bien conçu, bien installé et bien entretenu reste un atout majeur pour décarboner son logement.

Le sujet des PFAS ne doit pas freiner les projets de rénovation, mais affiner les choix. Pour y voir clair sur les modèles, les fluides et les budgets, le plus simple reste de solliciter plusieurs devis pompe à chaleur auprès de professionnels qualifiés. En comparant les propositions et les fluides proposés, vous retiendrez la solution la plus performante et la plus respectueuse de l'environnement pour votre habitation.

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