22 juillet 2026 Climag — Édition nationale

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Pompe à chaleur

Réforme du DPE : pourquoi la pompe à chaleur pourrait faire bondir votre étiquette énergie

Avec la révision du calcul du DPE attendue en 2027, troquer sa chaudière pour une PAC pourrait faire gagner deux à trois classes.

Réforme du DPE : pourquoi la pompe à chaleur pourrait faire bondir votre étiquette énergie

Le diagnostic de performance énergétique s'apprête à connaître une évolution majeure. À partir de 2027, la méthode de calcul sera ajustée pour mieux refléter le contenu carbone de l'électricité et l'efficacité réelle des équipements de chauffage. Conséquence directe : les logements équipés d'une pompe à chaleur devraient voir leur note nettement améliorée, tandis que les chaudières fonctionnant aux énergies fossiles seront davantage pénalisées.

Pour de nombreux propriétaires, ce changement pourrait transformer un logement mal classé en bien beaucoup plus attractif, sans avoir à engager de lourds travaux d'isolation.

Deux à trois classes de gagnées : ce que change vraiment la réforme

Selon les estimations qui circulent, remplacer une vieille chaudière au gaz ou au fioul par une pompe à chaleur permettrait de faire progresser l'étiquette énergétique de deux à trois classes. Un logement classé E ou F pourrait ainsi rejoindre les catégories C ou D.

Cette révision s'explique par la manière dont le DPE prend en compte l'électricité. Le nouveau calcul devrait mieux valoriser un vecteur énergétique largement décarboné en France, et récompenser les équipements affichant un rendement élevé. Une PAC restitue en effet trois à quatre fois plus d'énergie qu'elle n'en consomme, un ratio qui pèse fortement dans l'évaluation.

L'enjeu est loin d'être théorique. Le DPE conditionne aujourd'hui la possibilité de louer un logement : les passoires thermiques sont progressivement écartées du marché locatif. Faire remonter son bien de plusieurs crans peut donc préserver sa mise en location et, plus largement, sa valeur à la revente.

Quelle solution choisir selon son logement

Toutes les pompes à chaleur ne se valent pas, et le choix dépend de la configuration du bien.

  • La PAC air/eau reste la plus adaptée pour remplacer une chaudière sur un circuit de radiateurs ou un plancher chauffant existant. C'est souvent la solution la plus cohérente en maison individuelle.
  • La PAC air/air, plus économique à l'achat, chauffe et rafraîchit via des unités murales, mais n'assure pas l'eau chaude sanitaire.
  • La solution hybride, associant une PAC à une chaudière d'appoint, peut convenir aux logements moins bien isolés ou soumis à des hivers rigoureux.

Avant tout projet, il reste indispensable de vérifier l'état de l'isolation et le dimensionnement des émetteurs. Une PAC mal calibrée consomme davantage et perd en performance, ce qui limiterait le bénéfice attendu sur le DPE comme sur la facture.

Anticiper plutôt que subir

Attendre 2027 pour agir n'est pas nécessairement la meilleure stratégie. Les aides actuelles à la rénovation énergétique restent mobilisables pour l'installation d'une pompe à chaleur, et les dispositifs en vigueur permettent d'alléger sensiblement le reste à charge, sous conditions de ressources et de performance de l'équipement.

Engager le remplacement dès maintenant présente un double avantage : profiter immédiatement d'un chauffage plus économique et se positionner favorablement au moment où le nouveau calcul entrera en application. Les propriétaires bailleurs, en particulier, ont intérêt à anticiper le calendrier pour sécuriser leurs biens.

Chaque logement étant unique, il est vivement conseillé de faire réaliser une étude technique adaptée à votre situation. Comparer plusieurs devis d'installateurs vous aidera à confronter les technologies proposées, les puissances recommandées et les coûts, afin de choisir la solution la plus pertinente pour votre habitation et votre budget.

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