5 juillet 2026 Climag — Édition nationale

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Rénovation

Rénovation des logements loués : un possible report de cinq ans qui interroge

Un décalage du calendrier de rénovation des passoires thermiques est évoqué, alors que les épisodes de chaleur se multiplient.

Rénovation des logements loués : un possible report de cinq ans qui interroge

Alors que les vagues de chaleur rythment désormais les étés français, la question du confort thermique des logements revient sur le devant de la scène. Dans ce contexte, l'éventualité d'un report de cinq ans du calendrier de rénovation énergétique pour les logements mis en location suscite de nombreuses réactions. Pour les locataires comme pour les propriétaires bailleurs, l'enjeu est de taille : il touche à la fois au pouvoir d'achat, à la valeur du patrimoine et à la qualité de vie au quotidien.

Ce que prévoit le calendrier actuel

Le principe des interdictions progressives de mise en location repose sur le diagnostic de performance énergétique (DPE). Les logements classés G, les plus énergivores, sont les premiers concernés, suivis des étiquettes F puis E dans les années à venir. L'objectif est clair : retirer peu à peu du marché locatif les biens qui consomment le plus d'énergie et qui pèsent lourdement sur les factures des occupants.

Un report de plusieurs années modifierait profondément ce rythme. Pour les défenseurs du dispositif, chaque décalage repousse d'autant l'amélioration du parc immobilier et laisse des ménages dans des logements difficiles à chauffer l'hiver et parfois invivables l'été. Pour ses partisans, un délai supplémentaire donnerait aux propriétaires le temps d'organiser et de financer des travaux souvent coûteux.

Chaleur estivale : la rénovation ne concerne pas que l'hiver

Un point mérite d'être souligné : la rénovation énergétique est trop souvent associée au seul chauffage. Or le confort d'été devient un critère central. Une isolation performante des murs, des combles et des menuiseries protège aussi bien du froid que de la chaleur, en limitant les surchauffes intérieures lors des canicules.

Plusieurs solutions permettent d'améliorer le confort tout au long de l'année :

  • une isolation renforcée pour stabiliser la température intérieure ;
  • des protections solaires (volets, stores, brise-soleil) pour limiter les apports de chaleur ;
  • une pompe à chaleur air-air réversible, capable de chauffer l'hiver et de rafraîchir l'été ;
  • une ventilation adaptée pour renouveler l'air sans faire grimper les températures.

Ces travaux, lorsqu'ils sont pensés globalement, réduisent la consommation d'énergie et améliorent nettement l'étiquette du logement. Ils constituent aussi un argument solide sur un marché locatif où les biens performants sont de plus en plus recherchés.

Que faire en tant que propriétaire ou locataire ?

Pour un propriétaire bailleur, l'incertitude sur le calendrier ne doit pas conduire à l'attentisme. Un logement mal noté au DPE reste plus difficile à louer, plus coûteux à occuper et exposé à de futures contraintes réglementaires. Anticiper les travaux, c'est éviter de subir un jour l'urgence.

Du côté des locataires, il est utile de connaître l'étiquette énergétique de son logement, mentionnée dans le bail, et de dialoguer avec le propriétaire sur d'éventuelles améliorations. Les dispositifs d'aide actuellement en vigueur peuvent alléger considérablement le coût de certains chantiers, qu'il s'agisse d'isolation ou de changement de système de chauffage.

Quel que soit le sort réservé au calendrier réglementaire, une chose demeure : améliorer la performance d'un logement reste un investissement gagnant, pour le confort comme pour la facture. Avant de vous lancer, prenez le temps de faire évaluer vos besoins et de comparer plusieurs devis : c'est le meilleur moyen d'identifier les travaux les plus adaptés à votre situation et d'obtenir un juste prix.

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